Guillaume vise la Haute Ecole pédagogique, Mélanie des études de psychologie. Tous deux viennent d'obtenir le sésame des hautes écoles en préparant la passerelle Dubs. Une voie que Jonas Guyot, aujourd'hui étudiant en lettres de 2e année, grand lecteur et fou d'histoire, a également suivie. «A l'école, je cachais ma timidité en faisant le clown. Je me suis un peu reposé là-dessus… ce qui m'a valu d'être orienté en VSO à la fin de ma 6e. Après mon certificat VSO, j'ai fait le Rac II pour augmenter mes chances de trouver une place d'apprentissage de libraire.»
Mais Jonas ne trouve rien malgré ses recherches… Il découvre alors le métier voisin d'agent en information documentaire. «J'ai été engagé comme apprenti dans un centre de documentation. C'est pendant ma formation que j'ai eu le déclic: j'ai su que je me lancerais un jour dans des études de lettres.»
Une fois son CFC en poche, il prépare et obtient la maturité professionnelle, un titre qui pourrait lui ouvrir les portes de la Haute Ecole de gestion (HEG). Il préfère néanmoins enchaîner avec la passerelle Dubs, en vue de concrétiser son projet d'entrer à l'Uni. «C'était dur, surtout les maths. On travaillait en groupe pour s'encourager.» Avant les examens, il s'inscrit à la fois à la HEG et à l'UNIL – question de délai: «J'assurais mes arrières, au cas où je ratais la passerelle…» Aujourd'hui, heureux de sa vie d'étudiant, Jonas Guyot savoure les avantages de son parcours: «Je me consacre d'autant plus pleinement à mes études que j'ai un métier dans les mains.»
«J'ai toujours rêvé de devenir ingénieur», raconte de son côté Sami Goekce, aujourd'hui doctorant en section de génie mécanique à l'EPFL. Mais à l'école, le garçon manque de discipline. Orienté en VSG, il garde néanmoins son objectif en ligne de mire: «La technique en général m'a toujours passionné, notamment le fonctionnement des machines ou des moteurs des moyens de transports. Un ami avec qui je bricolais des vélomoteurs voulait faire un apprentissage en mécanique automobile à l'Ecole des métiers, et je l'ai suivi.» CFC et maturité professionnelle en poche, Sami Goekce hésite entre l'EPFL et l'Ecole d'ingénieurs HES: «Durant mon apprentissage, je me suis intéressé à la physique, une discipline d'études qui n'existe pas au niveau HES. J'ai donc choisi l'Ecole polytechnique, via le CMS. Une année de maths à plein-temps, réputée très difficile… Un passage obligé dans mon cas. J'ai donc fait ce qu'il faut pour y arriver. De manière générale, les études demandent beaucoup de travail.» L'étudiant s'inscrit ensuite à la Faculté des sciences et techniques de l'ingénieur, filière génie mécanique, et obtient son master cinq ans plus tard.
Où Sami Goekce se voit-il après son doctorat? Le jeune chercheur n'y a pas encore trop réfléchi: «Le sujet de ma thèse porte sur la relation entre un plasma et un écoulement d'air et sur la manière dont le premier influence le second. Ma recherche pourrait trouver des applications dans l'aviation ou la technologie éolienne. Je postulerai peut-être dans l'industrie, aéronautique ou non, ou au sein du département R&D d'une entreprise.»
Parcours d'adultes, une série de l'OCOSP www.vd.ch/orientation Pour en savoir plus sur les passerelles, consulter les filières info sur www.vd.ch/orientation = > Filières de formation ou www.orientation.ch/ ecoles.